Parcours

de la scène à l’image

Enfance et formation

Je suis né dans une famille de musiciens. J’entre au conservatoire dès l’âge de six ans pour y étudier la flûte traversière. Je poursuis ma formation au CNR de Limoges, où je suis un cursus complet en solfège et en musique de chambre. À quatorze ans, j’obtiens un Premier Prix de solfège, de musique de chambre et de flûte. La composition est déjà présente dans mon esprit, en filigrane de l’interprétation.

Après avoir terminé mon cursus d'instrumentiste à vent, je découvre la percussion et commence un nouveau parcours. Après 3 ans, je réussis le concours d'entrée au CNR de Strasbourg dans la classe de Jean Batigne, fondateur des Percussions de Strasbourg. J’y entreprends parallèlement des études d’écriture, d’harmonie et de contrepoint. Je valide un diplôme de Troisième Cycle en percussion, équivalent de l’actuel Master 2.

Je me produis ensuite comme musicien à l’Orchestre Philharmonique de Strasbourg ainsi qu’à l’Opéra du Rhin. Alors que s’ouvre la perspective de succéder à l’un des membres fondateurs des Percussions de Strasbourg, je choisis de m’installer à Paris pour m’engager dans une carrière de musicien de studio et de scène.

La scène

C'est au début des années 1980 que je débute ma carrière sur scène, notamment avec Henri Tachan à Bobino. Je rencontre Gérard Daguerre, collaboration déterminante pour la suite de mon parcours. Dans le prolongement de mon activité de soliste aux percussions, j’enregistre l’album Saxophone et Percussions (Noco Music), qui reçoit le Grand Prix de l’Académie du Disque Français.

Je participe en 1984 au spectacle de Johnny Hallyday au Zénith pendant plus de 4 mois, avant de créer en 1985 ma première société, Calao, spécialisée dans les nouvelles technologies musicales. De 1986 à 1989, je rejoins Bernard Lavilliers, d’abord comme percussionniste puis comme claviériste, notamment à la Grande Halle de La Villette et pour l’album Noir & Blanc. Cette période marque mon passage définitif aux claviers. Je rejoins ensuite Barbara au Théâtre du Châtelet aux côtés de Marcel Azzola et Gérard Daguerre, amorçant une collaboration qui s’étendra sur près de dix années, jusqu’à sa dernière tournée. J’enregistre également son dernier album studio.

Entre la fin des années 1980 et le début des années 1990, je participe à la tournée de Patrick Bruel durant la période dite de la « Bruelmania », notamment autour de l'album Casser la voix et de l’album live qui s'en suivra, avant de collaborer avec Étienne Daho pour l’album Eden et le Kaléidoscope Tour. Je retrouve Patrick Bruel au début des années 2000 et travaille avec Julien Clerc, tout en assurant parallèlement la direction musicale de plusieurs tournées, dont trois pour Lorie puis celles de Nâdiya, et en participant à la tournée des stades de Mylène Farmer en tant que concepteur technique.

La composition

C’est dans ce contexte d’activité scénique intense que la composition prend progressivement une place centrale. Ma rencontre avec David Angel, professeur à la Grove School of Music de Los Angeles, ouvre un nouveau champ : la composition pour l’image et l’apprentissage des techniques d’écriture utilisées dans l’industrie audiovisuelle. J’y approfondis notamment le travail autour de l’hexacorde et une approche de la musique pensée comme un langage narratif.

Mon parcours se déploie alors entre création contemporaine et projets appliqués. Je co-compose avec Jean Batigne la symphonie L’Attente, créée par l’Orchestre national de Montpellier. À partir de 1996, la composition pour l’image devient une activité en pleine expansion, avec des partitions écrites en collaboration pour le cinéma et la télévision, notamment Terre violente (Michaël Offer / Arte / Gaumont Télévision), Le bonheur est un mensonge (Patrick Dewolf / Gaumont) et Petits désordres amoureux (Olivier Péray / Kien productions).

Depuis 2016, je compose pour des courts métrages, des documentaires et des longs métrages présentés dans des festivals en France et à l’international. J’interviens de préférence dès l’origine des projets, au moment où la musique participe pleinement à la construction du récit. Mon travail accompagne le film de l’intention initiale au montage final.